L’action de grâces et les lamentations
Devoir travailler tard la nuit est rarement un signe avant-coureur de bonnes nouvelles. Durant ma courte expérience en tant que pasteure sur un campus universitaire, j’ai reçu deux appels de ce type m’informant de la perte d’étudiants bien-aimés emportés par le suicide. Le choc me coupa le souffle en ces deux occasions et l’incrédulité – le deuil persistant qui suivit – était aigüe. Prêcher devant des rangées de jeunes adultes ébranlés par le choc et la peine est un privilège du pasteur que je ne souhaite jamais revivre.